Modification de l'ADN : foodscience ou foodscience-fiction ?

L’entreprise américaine Aquabounty et son équipe de scientifiques ont créé le premier poisson génétiquement modifié par transgénèse nommé AcqAdvantage.

 

Association de gèn(iteur)es

 

Pour cela, ils ont associé le gène « Zoarces Americanus » de la loquette d’Amérique avec le génome du saumon d’Atlantique pour lui permettre de poursuivre sa croissance normalement (non possible aujourd’hui pour le saumon d’Atlantique). Il serait 3 fois plus grand et deux fois plus gros qu’un saumon normalCe poisson permettrait de palier aux manques de poisson, de créer de l’emploi et à un coût inférieur à celui du saumon classique.

 

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Cependant, sa commercialisation n’a pu démarrer malgré la demande effectuée auprès de la FDA (US Food and Drug administration) il y a 17 ans déjà. Les américains ne sont pas favorables à sa commercialisation et la FDA a reçu beaucoup de pétitions (2millions) pour empêcher sa commercialisation. Bien qu’il ne présente aucun risque pour la santé, sa fabrication soulève des problématiques en termes de risques d’impacts environnementaux à moyen et long-terme.

 

Modelage de cellules

 

Toujours aux Etats-Unis, les entreprises Menphis Meat et Mosa Meat cherchent à pallier les problèmes du bétail en modelant les cellules souches dans les tissus animaux et en utilisant ce tissu comme chair synthétique.

 

Ce nouveau procédé permettrait de réduire :

  • Les dépenses énergétiques de 7 à 45%,

  • Les émissions de gaz à effet de serre de 78 à 96%


    Cette galette de viande est pour le moment peu accessible puisque vendue à 300 000 $. Le goût n’est également pas au rendez-vous selon les sources. Les deux entreprises travaillent donc sur un deuxième prototype pour améliorer sa saveur. La viande synthétique n’est pas non plus un produit qui pourra être commercialisé prochainement car les consommateurs ne sont tous simplement pas prêts.

     

    Faire pousser au lieu de faire naître


    Une démarche quasi similaire de la NASA viserait à « faire pousser » du poisson en laboratoire. Pour cela des scientifiques ont créé des filets de poisson complets en imbibant le muscle de poisson rouge dans le sérum fœtal d’un bovin. Ce processus est notamment utilisé pour fabriquer de la fausse viande. Enfin, l’entreprise New Wave Foods, effectue des recherches pour créer des crevettes synthétiques à partir d’algues rouges.

 

Analyse issue du Rapport de la Future FoodTech, réalisé par L'INNOVORE®

Extrait du Rapport Future FoodTech2017

Redigé par La Horde L'INNOVORE

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