L’internet des objets passe du salon à l’agroalimentaire

Les objets connectés (IOT) sont absolument partout et améliorent considérablement notre quotidien. Vous vous décidez à enfiler vos vêtements de sport et à faire un footing (toutes nos félicitations !) : votre montre connectée devient votre meilleur supporter et votre coach personnel.

À la maison, vos enceintes ne servent plus seulement à écouter de la musique, elles se transforment en de véritables compagnes de la vie de tous les jours. À la moindre question, votre assistant vocal est à votre service !

Et si ces progrès technologiques ne s'arrêtaient pas là ? Désormais, les objets connectés s'invitent aussi dans le milieu professionnel, à commencer par l'industrie agroalimentaire.

 

Des robots costauds pour gérer la logistique

 

Première problématique du secteur agroalimentaire : la gestion des stocks. Investissement financier considérable, l'espace de stockage coûte cher. Et demande une organisation à toute épreuve.

Ainsi, une optimisation permanente est absolument indispensable pour ne pas se laisser déborder par les flux de marchandises, considération à laquelle vient s’ajouter la pénibilité des tâches. Vous serez donc ravi d'apprendre que des objets connectés existent pour faire une partie du travail à votre place !

 

iFollow, par exemple, est un robot qui se charge des tâches de manutention dans les entrepôts, et qui peut même travailler dans un environnement rude et hostile. Il supporte en effet sans broncher des températures pouvant descendre jusqu'à – 25 °C.

 

Certains objets connectés, quant à eux, sont des pros de l'anti-gaspillage. La plateforme connectée Biotraq assiste les professionnels au moment de mesurer la quantité de marchandises dont ils disposent et les aide à préserver sa qualité, tout au long de la chaîne de production. « Vous produisez de la qualité. Biotraq garantit sa maîtrise et sa valorisation » telle est sa devise.

 

D'autres tâches répétitives peuvent également être effectuées par des machines, augmentant ainsi la vitesse et l'efficacité de la production, tout en réduisant la fatigue physique des employés. En somme, les objets connectés ne remplacent pas les hommes, ils améliorent simplement leurs capacités.

 

 

Des robots intelligents pour respecter les contraintes de l'agroalimentaire

 

L'industrie agroalimentaire doit également se conformer à de nombreuses normes sanitaires. Parmi les plus importantes : la chaîne du froid. Là encore, des robots sont là pour veiller au grain. Ils passent le plus clair de leur temps dans les chambres réfrigérées et ne tombent jamais malades. Une aubaine !

 

Il existe aussi quantité d'objets connectés capables de vérifier en permanence la température des aliments et leurs conditions de stockage. Combinée à des sondes intelligentes, l’application TetraFridge vous prévient en cas de brusque variation des températures au sein de votre installation.

D'autres éléments peuvent également être pris en compte, comme l'éclairage, un critère essentiel dans la conservation de certains produits, et dont l’absence ou la mauvaise gestion peuvent favoriser le développement de certaines bactéries.

 

 

Le service maintenance au chevet des robots

 

Avec ces évolutions récentes, toute l'entreprise doit s'adapter, à commencer par le service maintenance. Si les objets connectés risquent moins d'appeler leur patron le matin pour le prévenir qu'ils souffrent d'un vilain rhume, ils peuvent eux aussi tomber en panne.

 

Le service maintenance doit donc être capable de gérer ces arrêts de production momentanés et de réduire leur durée au minimum. L'idée est même de repérer les défauts éventuels des robots producteurs en amont, et ainsi, d'optimiser en continu le fonctionnement des machines. L'objectif est simple : faire baisser les coûts et augmenter le chiffre d'affaires.

 

Les objets connectés ne sont pas seulement l'avenir de notre quotidien et de nos foyers. Ils constituent aussi une brèche innovante dans laquelle les industriels doivent s’engouffrer, et qui peut leur ouvrir de nombreuses opportunités. Bien conscientes de cela, 85 % des entreprises de l’agroalimentaire avaient déjà engagé une démarche de numérisation de leur activité au cours de l'année 2017 (source : l’Observatoire de l’alimentaire, Étude des impacts du numérique sur les métiers du secteur alimentaire, 2017).

Je souhaite créer un comité d'innovation pour mon entreprise

Redigé par La Horde L'INNOVORE

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